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À Porto, le pari européen d’une gouvernance économique plus solidaire

L’Europe va-t-elle prendre un virage social? Les dirigeants de l’UE sont réunis en sommet depuis vendredi 7 mai à Porto au Portugal, pays actuellement à la tête de la présidence tournante du Conseil de l’UE. La rencontre des chefs d’État et de gouvernement vise à renforcer le modèle social du Vieux continent, après les dégâts économiques de la pandémie.

Les Vingt-Sept doivent approuver, samedi 8 mai, un «plan d’action» de la Commission européenne en matière sociale. Ce plan avait été présenté début mars et est limité à trois objectifs à l’horizon 2030. Bruxelles souhaite ainsi augmenter à 78% le taux d’emploi, former chaque année au moins 60% des adultes et réduire de 15 millions le nombre de personnes menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale.

L’Union européenne a adopté l’an dernier un plan de relance de 750 milliards d’euros avec un endettement commun inédit.

Mgr Antoine Hérouard, évêque auxiliaire de Lille, président de la Commission Affaires sociales au sein de la Comece, l’organisme des épiscopats européens, nous détaille les priorités portées par l’Église et la convergence de vues dans cette matière sociale.

Mgr Antoine Hérouard, président de la commission Affaires sociales de la Comece

«Nous allons transformer le modèle de gouvernance économique de l’Europe. Il sera plus équilibré, plus juste, moins financier, plus économique et plus social», a déclaré le Premier ministre portugais, Antonio Costa.

«Nous devons trouver le moyen de fournir un salaire décent à toutes les personnes qui travaillent toute la journée pour qu’elles puissent au moins vivre de leur travail», a affirmé quant à elle la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

De son côté, le président français Emmanuel Macron a évoqué les chantiers législatifs en cours à Bruxelles pour tenter de mieux protéger les travailleurs des nouvelles plateformes numériques ou imposer une convergence vers le haut des salaires minimum dans l’UE. Sans en occulter les difficultés: « Il y a des résistances, des réticences, des moments de crispation, mais ils sont nécessaires pour qu’il y ait aujourd’hui des avancées».

Vatican News

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