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À Rome, une veillée de prière organisée en soutien aux Îles Tonga

Le cardinal Michael Czerny, Préfet du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral, a présidé le 24 janvier au soir une veillée de prière pour les îles Tonga. Le petit pays du Pacifique a été dévasté le 15 janvier dernier par une éruption volcanique et un tsunami, qui ont provoqué des dégats considérables. «La prière veut rompre l’isolement et raccourcir les distances», a-t-il déclaré.

Claire Riobé – Cité du Vatican

«Tonga est un nom peu connu et une réalité lointaine. Encore plus loin aujourd’hui dans son isolement. Pourtant, celui qui souffre n’est jamais loin de nous (…).» C’est par ces mots que le cardinal canadien Michael Czerni a débuté la veillée de prière, organisée le 24 janvier pour les Iles Tonga en la basilique Santa Maria in Trastevere dans la capitale italienne. Le Préfet du Dicastère pour le développement humain intégral a souhaité y exprimer son soutien aux habitants de Polynésie, très durement éprouvés par les deux catastrophes naturelles.

L’éruption volcanique qui a frappé l’archipel le 15 janvier dernier, a détruit les câbles des télécommunications et brutalement isolé les habitants du reste du monde. Elle été suivie d’un tsunami, dont le nombre de victimes demeure incertain, en raison de difficultés de communication avec l’archipel.

Job, un exemple dans la souffrance

Le cardinal Czerni a proposé une réflexion autour du chapitre 38 du Livre de Job. L’homme hébreux, accablé par les épreuves, crie vers Dieu au milieu d’une tempête. «Dieu parle à Job par la tempête, le soumettant à la pression de l’inattendu, du bouleversement inattendu des phénomènes atmosphériques, et l’interpelle comme homme à se confronter aux questions fondamentales de l’existence.», a-t-il expliqué. Au lieu de répondre aux questions de Job, Dieu élargit le champ de l’inconnu et augmente ses interrogations. Dieu «remet en question toutes les réponses évidentes, tous les clichés, toutes les préconcurrences, et le contraint à reconnaître son incapacité à avoir des réponses et un contrôle sur tout.»

Le Livre de Job, à l’image des événements aux Iles Tonga, nous enseigne que la souffrance est un drame qui n’admet pas de spectateurs neutres : l’homme, la nature, Dieu y sont impliqués dans une égale mesure.

«La souffrance n’est pas une dimension accidentelle dans la vie de l’homme, mais un aspect de la vie de chaque homme. C’est pourquoi c’est un principe de réalisme qui nous permet de nous confronter à la finitude de notre être.» Sur le plan de la foi, cette souffrance est l’occasion de nourrir notre compassion : «Quand on lutte contre la souffrance aux côtés de celui qui souffre, on entre dans l’expérience solidaire du don et de la communion.», a expliqué Michael Czerni.

«Malgré la distance, nous partageons un destin commun»

Le cardinal a ensuite invité a prier pour que Dieu, créateur du ciel et de la terre, relève les habitants des Iles Tonga de l’abattement et du découragement. «Que notre prière puisse dépasser toutes les distances, en manifestant l’appartenance à l’unique famille de Dieu, dans laquelle nous avons tous été accueillis comme fils adoptifs», a-t-il conclu. «Malgré la distance, nous partageons un destin commun, nous sommes fils de l’unique Père, nous sommes tous frères et sœurs.»

 

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