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Au sanctuaire de Ta’Pinu, «retrouver l’esprit des premiers chrétiens»

Après sa rencontre avec les autorités maltaises dans la matinée du samedi 2 avril, le Pape François s’est rendu au sanctuaire de Ta’Pinu, sur l’île maltaise de Gozo. Malte, petite île au grand cœur, est un trésor pour l’Église, a affirmé le Saint-Père à l’occasion du moment de prière. Son histoire nous appelle à retrouver l’esprit des premières communautés de chrétiens, centré sur la relation au Christ et l’annonce de son Évangile.

Claire Riobé – Cité du Vatican

Célèbre lieu de pèlerinage marial, le sanctuaire de Ta’Pinu est perché en haut du village de Gharb, au nord-ouest de l’île de Gozo. Son église de style gothique, une rosace ancrée sur la façade, abrite de nombreuses offrandes, témoins de la grande dévotion populaire des habitants depuis la construction du sanctuaire, en 1920.

Ta’Pinu, terre mariale au cœur de la Méditerranée, accueille pour la troisième fois un descendant de Saint-Pierre, après la visite de saint Jean-Paul II le 26 mai 1990, puis celle de Benoît XVI, le 18 avril 2010. Au cours de la veillée de prière, organisée ce 2 avril deant 3000 fidèles, le Pape François a médité sur l’histoire de «la petite île au grand cœur». À l’image des premiers chrétiens de la région, le sanctuaire porte au monde un message de foi et d’espérance, a-t-il exprimé. 

Revenir à l’Église des origines

L’Église maltaise, évangélisée par l’apôtre Paul, peut se prévaloir d’une histoire précieuse dans laquelle elle a su puiser de nombreuses richesses spirituelles et pastorales. Cette Église n’est pas seulement «une histoire passée à se rappeler», a noté François, mais avant tout un «vaste avenir à construire». Le Saint-Père a noté le danger d’une foi vieillissante et d’une «apathie de la pratique religieuse», tendance dont l’île n’est pas exempte. Il a invité tous les chrétiens à exprimer une foi vivante, ouverte, et répandre la joie de l’Évangile: «N’ayez pas peur de vous engager, comme vous le faites déjà, sur des chemins nouveaux, voire risqués, d’évangélisation et d’annonce qui touchent à la vie», a-t-il exhorté.

«Revenir à l’Église des origines ne signifie pas regarder en arrière pour copier le modèle ecclésial de la première communauté chrétienne», a également indiqué François. Un tel mouvement est avant tout une invitation à retrouver l’esprit de la première communauté chrétienne, «c’est-à-dire revenir au cœur et redécouvrir le centre de la foi: la relation avec Jésus et l’annonce de son Évangile au monde entier».

L’art de l’accueil, un défi permanent

Le Pape François a ensuite enjoint les Maltais à développer «l’art de l’accueil» à Ta’Pinu. «Parmi les dernières paroles de Jésus sur la Croix, celles adressées à sa Mère et à Jean nous exhortent à faire de l’accueil le style pérenne de la vie de disciple», a-t-il souligné. Malte, entre la Sicile et la Tunisie, est aujourd’hui un pôle d’attraction et un port de salut pour de nombreuses personnes exilées.

L’accueil réciproque de ces personnes, «un défi permanent» pour les communautés de Malte et de Gozo, est également «le test décisif pour vérifier dans quelle mesure l’Église est (…) imprégnée de l’esprit de l’Évangile», a relevé le Successeur de Pierre. Le Souverain pontife a ainsi invité les Maltais à relever le défi qui leur est présenté: accueillir, être experts en humanité et «allumer des feux de tendresse quand le froid de la vie pèse sur ceux qui souffrent».

Malte, petite île au grand cœur, est un trésor de l’Église et pour l’Église, a conclu le Pape François. Trésor qu’il convient de préserver en revenant à l’essence du christianisme: «L’amour de Dieu, moteur de notre joie, qui nous fait sortir et parcourir les routes du monde; et l’accueil du prochain, qui est notre plus simple et plus beau témoignage dans le monde».

Voir l’intégrale de la rencontre de prière à Gozo

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