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Covax: le Ghana reçoit les premières doses de vaccins anti-Covid

Ce pays d’Afrique de l’Ouest a reçu ce mercredi matin les premières doses du vaccin anti-Covid d’AstraZeneca/Oxford. Il bénéficie du dispositif Covax qui doit permettre aux États les plus pauvres d’avoir accès aux vaccins, alors que les occidentaux sont accusés d’accaparer la plupart des doses disponibles.

Vatican News (avec agences)

600 000 doses de vaccins AstraZeneca fabriqué en Inde, dans une usine de Bombay, ont été débarquées ce mercredi matin de bonne heure à l’aéroport d’Accra, la capitale du Ghana. Ce sont les premières à être livrées dans le cadre de la campagne anti-Covid orchestrée par Covax, cet organisme crée par l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, l’Alliance du vaccin (Gavi) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi). Covax négocie et achète directement auprès des grands laboratoires.

Ce système vise à fournir cette année des vaccins anti-Covid à 20% de la population de près de 200 pays et territoires participants, mais il comporte surtout un mécanisme de financement qui permet à 92 économies à faible et moyen revenu d’avoir accès aux précieuses doses.

Le Ghana est ainsi le premier à en bénéficier. À terme, ce pays d’Afrique de l’Ouest doit recevoir 2,4 millions de doses. Les personnels de santé seront les premiers à être vaccinés. Acheminé grâce à l’Unicef, les doses de vaccins seront ensuite administrées aux personnes les plus fragiles. Officiellement, la Covid-19 n’a causé la mort que de 582 personnes au Ghana mais les chiffres sont sous-évalués.

Retard dans les livraisons

Pour aider à accélérer la vaccination des 1,3 milliard de personnes du continent, l’Union africaine a déclaré qu’elle avait obtenu 270 millions de doses de vaccins anti-Covid à distribuer cette année. Initialement, l’OMS et Gavi estimaient pouvoir débuter la distribution de vaccins aux pays défavorisés, qui ont rejoint Covax, en janvier ou février, mais ce délai n’a cessé d’être repoussé.

En cause, notamment la pression des pays riches pour obtenir davantage et en priorité les doses, ce qu’a dénoncé entre autre, le drecteur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui avait accusé lundi certains pays riches de «saper» le dispositif Covax. Le Saint-Siège ne cesse de rappeler la nécessité d’accorder un accès le plus large possible à ces vaccins et plaide pour que soient levées certaines restrictions sur la propriété intellectuelle, ouvrant la possibilité de produire plus à travers le monde.

Vatican News

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