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La fragilité n’est pas un obstacle pour vivre l’Évangile, rappelle le Pape

En vue de la Journée internationale des personnes handicapées célébrée le 3 décembre prochain, un message du Saint-Père a été rendu public ce jeudi 25 novembre. François y encourage les personnes handicapées à cultiver l’amitié avec Jésus pour vivre leur condition «de manière réconciliée».

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

«Jésus est notre ami !» : tel est le rappel joyeux du Pape François au début de ce message construit à partir d’un verset de saint Jean – «Vous êtes mes amis» (Jn 15,4). Le Saint-Père souhaite redire aux personnes handicapées «que l’Église vous aime et a besoin de chacun d’entre vous pour accomplir sa mission au service de l’Évangile».

Être ami de Jésus, une vocation

Il souligne pour cela le caractère indéfectible de l’amitié avec Jésus, sur laquelle tout croyant peut s’appuyer au long de son existence.  

«Nous, chrétiens, avons reçu un don : l’accès au cœur de Jésus et l’amitié avec Lui. C’est un privilège dont nous avons été bénis et qui devient notre appel : notre vocation est d’être ses amis!», écrit François. «Avoir Jésus pour ami est la plus grande des consolations et peut faire de chacun de nous un disciple reconnaissant, joyeux et capable de témoigner que sa propre fragilité n’est pas un obstacle pour vivre et communiquer l’Évangile, assure-t-il. L’amitié confiante et personnelle avec Jésus peut devenir, en effet, la clé spirituelle pour accepter les limites que nous connaissons tous et pour vivre notre condition de manière réconciliée».

Sur l’accès aux sacrements

«L’Église est votre maison !», affirme le Saint-Père dans une seconde partie de son message, rappelant que le baptême «fait de chacun de nous un membre à part entière de la communauté ecclésiale». Il invite aussi les personnes handicapées à s’impliquer dans le parcours synodal lancé à Rome le 10 octobre dernier.

François regrette que ces dernières soient toutefois la cible de discriminations persistantes. Le «fait de continuer à considérer le handicap – qui est le résultat de l’interaction entre les barrières sociales et les limitations de chaque personne – comme s’il s’agissait d’une maladie, contribue à maintenir vos vies à l’écart et alimente la stigmatisation dont vous êtes victimes», déplore-t-il.  

Dans l’Église, ce phénomène s’est parfois manifesté «par un refus d’accès aux sacrements, que certains d’entre vous ont malheureusement expérimenté», remarque le Souverain Pontife, avant d’ajouter : «Le Magistère est très clair à ce sujet, et récemment le Directoire pour la catéchèse a rappelé explicitement que “personne ne peut refuser les sacrements aux personnes handicapées” (n. 272)». Il évoque à nouveau «l’amitié de Jésus, que nous recevons tous comme un don immérité», et «qui nous rachète et nous permet de vivre les différences comme des richesses».

Solidarité avec les malades du Covid-19

Le Pape revient ensuite sur les douloureuses répercussions de la pandémie de Covid-19 chez les personnes handicapées, en particulier celles vivant «dans des structures résidentielles», avec «la souffrance qu’a entraînée la séparation forcée d’avec vos proches». «Dans ces établissements, le virus a été très violent et, malgré le dévouement du personnel, a fait trop de victimes. Sachez que le Pape et l’Église vous sont proches d’une manière spéciale, avec affection et tendresse !», leur écrit François. «L’Église est aux côtés de ceux d’entre vous qui luttent encore contre le coronavirus», poursuit-il en insistant sur «la nécessité de prendre soin de chacun, sans que le handicap soit un obstacle à l’accès aux meilleurs soins disponibles».

Prière et sainteté, un programme pour aujourd’hui

«L’Évangile est pour toi aussi !», troisième exclamation du Souverain Pontife dans ce message, est «une Parole adressée à chacun d’entre nous, qui console et, en même temps, appelle à la conversion». Le Pape invite ses lecteurs à la sainteté – «Oui ! Jésus veut que nous arrivions au “bonheur pour lequel nous avons été créés”».

Il leur demande aussi, quelle que soit leur fragilité, de garder la prière au cœur de leur vie chrétienne. «Dans les Évangiles, en effet, Jésus écoute aussi ceux qui s’adressent à lui de manière apparemment inadéquate, parfois seulement par un geste (cf. Lc 8,44) ou par un cri (cf. Mc 10,46). Dans la prière, il y a une mission accessible à tous, et je voudrais vous la confier de manière particulière. Personne n’est si fragile qu’il ne puisse prier, adorer le Seigneur, rendre gloire à son Saint Nom et intercéder pour le salut du monde. Devant le Tout-Puissant, nous nous découvrons tous égaux», déclare François.

L’évêque de Rome explique que la «prière est plus urgente aujourd’hui que jamais». La première façon de traverser ensemble la tempête de la pandémie «est de prier», insiste-t-il. «Nous pouvons tous le faire ; et même si, comme Moïse, nous avons besoin de soutien (cf. Ex 17,10), nous sommes sûrs que le Seigneur écoutera notre invocation», écrit le Pape en conclusion de ce message.

 

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