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L’année Saint Joseph, «un signe des temps» pour l’Eglise de France

«L’année spéciale Saint Joseph», lancée le 8 décembre 2020 par le Pape François, prend fin cette semaine. Décrétée en l’honneur des 150 ans de la proclamation du Saint comme patron de l’Église universelle, elle invitait tous les catholiques du monde entier à approfondir leur relation avec l’humble charpentier. L’année Saint Joseph a ouvert un chemin de foi et d’espérance amené à se prolonger dans l’Eglise, témoigne Arnaud Bouthéon, chevalier de Colomb, et père de 5 enfants.

Entretien réalisé par Claire Riobé – Cité du Vatican

«Un homme de l’ombre, de l’obéissance, de tendresse et un homme au courage créatif». Pour Arnaud Bouthéon, l’époux de la Vierge Marie est une figure «qui parle énormément au cœur des hommes, notamment ceux en situation de fragilité ou de vulnérabilité». Ce père de famille de 48 ans, co-fondateur du Congrès mission en France et investi dans différentes missions d’Eglise, témoigne avoir été nourri tout au long de l’année par Patris Corde, la lettre apostolique publiée par le Pape François en décembre 2020.

 

L’exhortation du Saint-Père, et ce qu’il nous transmet de l’héritage de Saint Joseph, ont résonné dans le parcours d’homme et de père chrétien d’Arnaud Bouthéon. «Saint Joseph m’a personnellement rejoint dans ces moments de doutes, de fragilité et même d’angoisse face à l’avenir», décrit-il. De Saint Joseph, la Bible ne nous a transmis jusqu’aujourd’hui aucune parole: Saint Josephl n’était pas un bavard, on ne connait pas de mot de lui, mais c’était un homme qui s’est laissé bousculé et qui est allé de l’avant, qui a pris des décisions radicales (…).»

Un « signe des temps » pour l’Eglise de France

La publication de Patris Corde pour l’année 2020 a été un symbole particulièrement fort pour l’Eglise de France, considère Arnaud Bouthéon. «Je crois beaucoup aux signes des temps. Et sans beaucoup de bruits, l’Eglise, par la voix du Pape, nous envoie des messages qui de façon providentielle se télescopent avec les signes douloureux des temps (…). Je crois que c’est éminemment prospectif.» L’année spéciale Saint Joseph n’est ainsi que «le début de la découverte de cette figure universelle de Saint Joseph» pour les catholiques, insiste-t-il.

En France, l’invitation du Pape François à se consacrer à Saint Joseph a donné lieu à diverses initiatives, parmi lesquelles la Grande marche de Saint Joseph, premier pèlerinage national organisé cet été entre Paris et Cotignac. Accompagné d’un groupe d’amis, Arnaud Bouthéon s’est également saisi «de cette petite lettre magnifique» pour la diffuser massivement autour de lui, notamment auprès des 15 000 hommes participant chaque année aux pèlerinages de pères de famille, dans différents sanctuaires de France. Et s’il note une identification masculine autour de patron de la sainte famille, il a aussi «découvert cette année qu’il y avait beaucoup de jeunes femmes (…) qui se sont rapprochées de Saint Joseph (…), qui est là pour consoler et donner la force d’espérer».

Modèle d’espérance sur le chemin de Noël

Si le temps de l’Avent est traditionnellement placé sous le regard de Marie, Saint Joseph était, lui aussi, dans l’attente de la naissance du Christ. Dans notre chemin jusqu’à Noël, marqué pour le père de famille de 48 ans par «une période objectivement difficile pour l’Eglise de France, marquée par des doutes», le patron de la Sainte famille apparait comme un modèle d’espérance réconfortant : «Dans la perspective de Noël, nous allons passer de l’ombre à la lumière (et) je trouve que Saint Joseph nous rejoint dans ce cheminement à la bougie, où l’on ne sait pas trop où l’on va.»

La fin de l’année spéciale Saint Joseph, au milieu de ce temps d’Avent, nous invite ainsi à être tendu vers l’espérance, à l’image du charpentier qui a «permis de protéger l’enfant Jésus et l’a servi», dans l’assurance de la venue du Christ.

Entretien avec Arnaud Bouthéon

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