Suivez-nous

Actualité

Le Pape appelle à un plan de relance mondial axé sur les pauvres

Le Pape s’adresse aux sommités de la finance mondiale. François a envoyé un message paru le 7 avril aux participants de l’assemblée de printemps du FMI et de la Banque mondiale réunie à Washington, et qui l’avaient sollicité en ce sens. Dans le sillage de l’Économie de François, et de sa pensée sociale et inclusive développée depuis le début du pontificat, le Pape y plaide pour un plan de relance mondial, axé sur le bien commun universel, et tourné vers les plus faibles.

Dans cette lettre, confiée au cardinal Peter Turkson, préfet du Dicastère pour le Service du développement humain intégral, le Saint-Père revient amplement sur la série de crises que traverse le monde en ce moment: toutes sont interdépendantes, tout comme le sont les solutions. Citant largement ses encycliques écologiques et sociales Laudato si’ et Fratelli tutti, François défend l’élaboration d’un modèle de relance, plus inclusif, durable, égalitaire.

La confiance, pierre angulaire

Le Pape insiste sur les personnes en marge, exclues du monde financier, et rappelle combien la pandémie montre que «personne n’est sauvé s’il reste seul». Pour faire face, il faut donc selon le Pape «créer des formes nouvelles et créatives de participation sociale, politique, économique, sensibles à la voix des pauvres». Et le Pape d’interpeller cette assemblée d’experts: «Vous savez dans vos métiers combien la confiance, née de l’interconnexion entre les personnes, est la pierre angulaire de toute relation»

 

Un paradigme international centré sur les pauvres

Il faut donc générer de nouvelles institutions de gouvernance mondiale attentive aux nations pauvres, pour construire un nouveau réseau de relations internationales, recommande le Pape, qui en rappelle la finalité ultime: viser le bien commun universel, jusque dans les cas les plus concrets. Comme l’allègement de la dette des pays pauvres, le calcul de la dette écologique des pays du Nord à ceux du Sud, la délégation aux nations plus pauvres «d’une part effective des prises de décision», ou encore la facilitation de leur accès au marché international.

Solidarité économique Nord-Sud

«Bien plus que des actes de générosité sporadiques, il convient de s’engager pour une vraie solidarité économique. Car il s’agit de reconnaître aussi et surtout que les marchés financiers ne se gouvernent pas eux-mêmes. Ils doivent être soutenus par des lois et des réglementations qui garantissent qu’ils travaillent pour le bien commun», soutient enfin François, rappelant combien la loi du marché ne doit pas prendre le pas sur la loi de l’amour et de la santé de tous, notamment dans la solidarité vaccinale. 

 

 

 

Vatican News

À lire !

A website by Spartacus Digital USA