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Le Pape reçoit les membres la commission internationale anglicane-catholique

Le Souverain Pontife a reçu ce 13 mai l’ARCIC, la Commission internationale anglicane-catholique romaine, instance de dialogue œcuménique créée en 1967. Il a invité catholiques et anglicans à poursuivre leur dialogue dans «l’humilité et la vérité», insistant sur la dimension du don et du pardon réciproques.

Olivier Bonnel-Cité du Vatican

Créée en 1967, un an après la rencontre historique entre l’archevêque de Canterbury Michael Ramsey et le Pape Paul VI, la commission internationale anglicane-catholique (ARCIC) a porté de nombreux fruits malgré le poids du passé. Le Pape François, en recevant ses membres ce vendredi 13 mai, a repris les paroles de l’épitre de Paul aux Philippiens cité par l’archevêque anglican et le pape Montini: «Oubliant ce qui est derrière moi et tendant la main à ce qui est devant moi, je cours vers le but, vers le prix que Dieu nous appelle à recevoir là-haut dans le Christ Jésus (Ph 3, 13-14)». Ce sont des paroles «qui ont accompagné le dialogue que vous avez mené depuis le début», a souligné le Pape François.

Cette commission «s’est précisément efforcée de laisser derrière elle ce qui compromet notre communion et d’accroître les liens qui unissent catholiques et anglicans», a précisé le Saint-Père. François a souhaité axer sa réflexion sur deux termes en particulier. Le premier est «chemin», mentionné d’ailleurs dans le dernier document de l’ARCIC. «Il s’agit, comme nous l’a rappelé l’Apôtre des Gentils, d’aller de l’avant, de laisser derrière nous ce qui divise, dans le passé comme dans le présent, et de garder ensemble le regard fixé sur Jésus et sur le but qu’il désire et qu’il nous indique, celui de l’unité visible entre nous», a souligné le Pape. 

Le dialogue œcuménique est un chemin

L’Unité est à accepter avec humilité, a poursuivi le Saint-Père, rappelant que «le dialogue œcuménique est un chemin» et qu’il ne s’agit pas seulement «de parler ensemble». François a décrit ce qu’il entend concrètement en évoquant ce chemin: «apprendre à se connaître en personne et pas seulement dans les livres, partager nos objectifs et notre fatigue, se salir les mains en aidant ensemble nos frères et sœurs blessés et laissés sur le bord du chemin, contempler d’un seul regard et garder avec le même engagement la création qui nous entoure, s’encourager mutuellement dans les difficultés de la marche».

 

Le Pape a rappelé le processus synodal que l’Église catholique a engagé, «pour que ce cheminement commun soit tel, la contribution de la Communion anglicane ne peut faire défaut», a t-il expliqué, soulignant que les anglicans sont à ses yeux «de précieux compagnons de route». François a aussi mentionné, comme faisant parti du chemin le prochain voyage qu’il effectuera au Soudan du Sud début juillet, en compagnie de Justin Welby, actuel archevêque de Canterbury et modérateur de l’Église d’Écosse. Un voyage, a t-il rappelé, qui sera «un pèlerinage œcuménique de paix».

Le deuxième terme sur lequel s’est arrêté le Souverain pontife est le don. «Si le chemin indique la voie, le don révèle l’âme de l’œcuménisme» a t-il souligné. «Toute recherche d’une communion plus profonde ne peut être qu’un échange de dons, où chacun assimile comme sien ce que Dieu a semé dans l’autre».

Humilité et vérité

La bonne question à se poser est de savoir qu’elle est la bonne attitude à adopter pour faire en sorte que l’échange des dons ne soit pas réduit à un simple acte formel. Le Pape a ainsi invité les membres de la Commission anglicane-catholique à travailler dans l’humilité et la vérité. «C’est la première étape : ne pas se soucier de paraître beau et confiant devant notre frère, se présenter à lui comme nous rêvons d’être, mais lui montrer à cœur ouvert comment nous sommes vraiment».

«Les péchés qui ont conduit à nos divisions historiques ne peuvent être surmontés que dans l’humilité et la vérité, en commençant à ressentir de la peine pour les blessures des uns et des autres et en ressentant le besoin de donner et de recevoir le pardon», a encore expliqué le Saint-Père, en reconnaissant que cela demandait du courage, mais cet esprit du don «sait s’ouvrir au pardon». Le Pape François a conclu sa rencontre en invoquant les dons de l’Esprit Saint pour qu’Il puisse aider l’œuvre de rapprochement entre catholiques et anglicans, pour «que chacun de nous fasse l’expérience de la joie et du réconfort de sa grâce».

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