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Le Pape souhaite étendre les accords pastoraux avec les orthodoxes orientaux

Un œcuménisme baptismal, pastoral et local. Le Pape François a développé trois perspectives œcuméniques sur le chemin de la pleine communion, jeudi 23 juin, devant les membres de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes orientales.

Après une introduction de Mgr Kyrillos, évêque copte catholique d’Assiout (centre de l’Égypte), le Pape François a partagé trois réflexions avec les membres de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes orientales. Ces derniers sont sur le point de conclure une étude sur les sacrements, qui démontre «l’existence d’un large consensus», pouvant marquer un nouveau pas vers la pleine communion, selon François.

Premièrement, l’œcuménisme est essentiellement baptismal. «C’est dans le baptême que nous trouvons le fondement de la communion entre les chrétiens et l’aspiration à la pleine unité visible», explique le Saint-Père.

 

Étendre les accords pastoraux aux minorités et diasporas

Deuxièmement, l’œcuménisme a toujours un caractère pastoral. Parmi les Églises partageant la succession apostolique, le large consensus constaté par la Commission non seulement sur le baptême, mais aussi sur les autres sacrements, doit encourager à approfondir un œcuménisme pastoral, a relevé François. En ce sens, le Pape rappelle que même sans être en pleine communion, des accords pastoraux ont déjà été signés avec certaines Églises orthodoxes orientales, qui permettent aux fidèles de «participer aux moyens de grâce» (Unitatis redintegratio, 8).

Et François de citer deux exemples: la déclaration commune signée en 1984 par le Pape Jean-Paul II et le patriarche Mar Ignatius Zakka I Iwas de l’Église syrienne orthodoxe d’Antioche, qui autorise, dans certaines circonstances, les fidèles à recevoir les sacrements de la pénitence, de l’eucharistie et de l’onction des malades dans l’une ou l’autre communauté; et l’accord sur les mariages mixtes conclu en 1994 entre l’Église catholique et l’Église syrienne orthodoxe malankare.

«Tout cela a été possible en regardant la réalité concrète des membres du Peuple de Dieu et leur bien, supérieur aux idées et aux différences historiques: l’importance que personne ne soit laissé sans les moyens de la Grâce», a-t-il insisté.

Le Pape émet ainsi la possibilité d’étendre et de multiplier ce type d’accords pastoraux, notamment dans des contextes où les fidèles sont en situation de minorité ou de diaspora.

L’œcuménisme n’est pas qu’une théologie

D’où une troisième piste avancée: l’œcuménisme existe déjà en tant que réalité locale. De nombreux croyants –au Moyen-Orient, mais aussi à ceux qui ont émigré en Occident- font déjà l’expérience de l’œcuménisme de la vie dans le quotidien de leur famille, de leur travail, de leurs connaissances de tous les jours, a rappelé l’évêque de Rome.

«Ils vivent souvent ensemble l’œcuménisme de la souffrance, dans le témoignage commun au nom du Christ, parfois même au prix de leur vie», a-t-il relevé, invitant donc à ce que l’œcuménisme théologique réfléchissent non seulement «aux différences dogmatiques qui ont surgi dans le passé», mais aussi «à l’expérience actuelle» des fidèles. En d’autres termes, le dialogue sur la doctrine pourrait être adapté théologiquement au dialogue de vie qui se développe dans les relations locales et quotidiennes des Églises.

À cet égard, le Pape a salué l’initiative de la Commission de promouvoir des visites d’étude de jeunes prêtres et moines de chaque Église.

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