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Les évêques britanniques établissent une autorité pour la protection des mineurs

Les évêques d’Angleterre et du Pays de Galles (qui forment une conférence épiscopale différente de celles de l’Écosse et de l’Irlande) assurent de leur détermination à lutter contre le fléau des abus sexuels sur mineurs.

«Nous nous engageons à écouter plus attentivement ceux qui ont été maltraités afin de pouvoir apprendre d’eux et de bénéficier de leur sagesse. C’est en apprenant de leur témoignage que les cœurs sont changés. Nous sommes reconnaissants à ces survivants», est-il indiqué dans la déclaration finale de l’assemblée plénière de la Conférence des évêques d’Angleterre et du Pays de Galles (Cbew), qui avait débuté le lundi 16 novembre et qui s’est concentrée sur les abus sexuels dans l’Église.

Les évêques ont examiné en particulier le récent rapport Iicsa (Independent Inquiry into Child Sexual Abuse), l’enquête indépendante commandée par le gouvernement britannique qui a examiné les manquements de l’Église dans la lutte contre les abus au cours des 50 dernières années. Le document a été publié le 10 novembre dernier.

Dans la déclaration, les évêques réaffirment qu’ils ont accepté les 7 recommandations contenues dans le rapport, ainsi que 15 autres de la “Elliott Review”, une enquête interne confiée par les évêques à Ian Elliott, un consultant indépendant qui a examiné ce qui ne fonctionne pas dans les structures mises en place par l’Eglise et a proposé 15 recommandations sur la manière de les changer.

Parmi ses propositions sur lesquelles la conférence des évêques travaille déjà, figure la création d’une autorité centrale, la “Catholic Safeguarding Standards Agency” (Cssa), qui aura le pouvoir de mettre en œuvre des politiques de protection de l’enfance dans les diocèses, en remplacement des deux structures existantes, la “National Catholic Safeguarding Commission” et le “Catholic Safeguarding Advisory Service”. Ian Elliott a ensuite recommandé la création d’un tribunal indépendant du Saint-Siège, chargé d’examiner toutes les questions de droit canonique concernant les cas d’abus, une coopération plus étroite avec les victimes et la mise en place d’une seconde autorité dédiée à la prévention des abus dans les ordres religieux.

Un engagement à écouter les victimes

Dans cette déclaration, les évêques anglais et gallois expriment une fois de plus leur «choc» et leur «honte» face à ce qui ressort du rapport du gouvernement et leur gratitude envers les survivants qui ont eu le courage de dénoncer, en s’engageant à les écouter plus attentivement et à les soutenir sur la voie du rétablissement. Ils reconnaissent «sans réserve» que, malgré les progrès réalisés au cours des 20 dernières années dans la lutte contre la pédophilie, pour lesquels ils remercient toutes les personnes de l’Église qui se sont engagées sur ce front, «il y a eu des échecs, des erreurs et une collaboration insuffisante». Des échecs pour lesquels ils demandent pardon notamment aux survivants.

Des sentiments de choc et de honte pour les souffrances infligées aux victimes sont également exprimés dans une deuxième déclaration du cardinal Vincent Nichols, président de la conférence épiscopale, remis en cause par certains pour sa gestion des abus. Le primat anglais reconnaît ses manquements, réitérant ses excuses personnelles à ceux qui se sont sentis trahis. En même temps, il renouvelle l’engagement des évêques à travailler pour améliorer la protection des mineurs et à aider les victimes: «Je ne peux pas effacer les dommages qui ont été infligés», reconnaît-il, mais il assure prendre à cœur «les messages des survivants» et de nombreux fidèles bouleversés par ces situations et leur mauvaise gestion.

Il convient de rappeler que l’Elliott Review est la troisième étude indépendante commandée par les évêques britanniques pour faire le point sur les politiques et les structures de prévention des abus, après le rapport Nolan de 2001 et le Cumberlege Review de 2007.

Vatican News Service – LZ

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