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L’étude de l’histoire, contributrice à la paix

Le Pape François a salué ce 28 mai les membres du Comité pontifical des Sciences historiques. L’occasion pour François de souligner que l’histoire de l’Église est lieu de rencontre entre Dieu et les hommes, et de rappeler que l’étude de l’histoire était indispensable au laboratoire de la paix.

Xavier Sartre – Cité du Vatican

C’est un hommage appuyé que le Pape François a rendu aux membres du Comité pontifical des Sciences historiques qu’il a reçus ce samedi matin au Vatican, à l’occasion de leur assemblée plénière. Saluant le père Ardura, président du Comité créé par Pie XII, il a affirmé que «l’adhésion à la réalité solidement documentée reste indispensable à l’historien, sans évasion idéaliste dans un passé prétendument consolateur». Et de conseiller aux historiens du christianisme d’être attentifs à «recueillir la richesse des réalités diverses dans lesquels, à travers les siècles, l’Évangile s’est incarné et continue à s’incarner, en offrant des chefs-d’œuvre qui révèlent l’action féconde de l’Esprit Saint dans l’histoire. L’histoire de l’Église est le lieu de rencontre et de confrontation où se développe le dialogue entre Dieu et l’humanité».

Une «contribution précieuse à la paix»

François a rappelé la raison d’être du Comité : «L’étude de l’histoire, indispensable au laboratoire de la paix, cette voie du dialogue et de la recherche de solutions concrètes et pacifiques pour résoudre les désaccords et pour connaitre plus profondément les personnes et les sociétés». Et de souhaiter la poursuite de ce travail, «contribution précieuse destinée à favoriser la paix», malgré le contexte actuel de la guerre en Ukraine qui empêche pour le moment les échanges avec l’Académie russe des Sciences de Moscou et les historiens du Patriarcat orthodoxe de Moscou.

Car l’étude de l’histoire fait penser au Pape à «l’ingénierie des ponts qui rend possibles des rapports fructueux entre les personnes, entre les croyants et les non-croyants, entre chrétiens de différentes confessions». L’expérience des membres du Comité pontifical des Sciences historiques est «porteuse de la mémoire historique nécessaire pour saisir l’enjeu de la construction de l’histoire de l’Église et de l’humanité : celui d’offrir une ouverture vers la réconciliation des frères, la guérison des blessures, la réintégration des ennemis d’hier dans le concert des nations, comme ont su le faire les Pères fondateurs de l’Europe unie après la Seconde Guerre mondiale.»

 

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