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Mgr Gallagher retrace l’engagement de l’Église contre l’antisémitisme

Dans un message vidéo, le secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les États s’est associé à la journée de commémoration de l’Holocauste organisée en Israël ce 8 avril, et qui a donné lieu à une campagne contre l’antisémitisme organisée par l’ambassade d’Israël près le Saint-Siège.

Vatican News

L’évolution des relations entre Israël et le Saint-Siège a permis de développer une meilleure compréhension mutuelle sur le plan théologique «mais aussi social et politique», a rappelé Mgr Paul Richard Gallagher, évoquant notamment l’accord bilatéral avec lequel les relations diplomatiques ont été établies. À l’occasion de la journée de l’Holocauste intitulée Yom HaShoah et qui est organisée ce 8 avril (à ne pas confondre avec la Journée internationale du 27 janvier, qui commémore la libération du camp d’Auschwitz), l’ambassade d’Israël près le Saint-Siège a promu une campagne intitulée #StopAntiSemitism. Elle s’inscrit aussi dans le cadre du 55e anniversaire de la déclaration Nostra Aetate.

Dans son discours vidéo, Mgr Gallagher souligne que ce document du Concile Vatican II a favorisé les relations entre le peuple d’Israël et l’Église catholique, menant à «un processus historique de réconciliation et de compréhension mutuelle», qui continue à se déployer actuellement avec le pontificat de François. Le Pape s’était rendu en Israël dès son deuxième voyage apostolique, en mai 2014, allant notamment au mémorial de Yad Vashem et au Mur des Lamentations. Son amitié avec le rabbin Abraham Skorka, à Buenos Aires, l’avait également sensibilisé à l’importance des relations judéo-chrétiennes.

«Le respect du droit d’autrui à la vie et à l’intégrité physique, des libertés fondamentales, c’est-à-dire la liberté de conscience, de pensée, d’expression et de religion, nous permet de construire ensemble un climat de paix de fraternité comme l’a rappelé à plusieurs reprises le Pape François dans son encyclique Fratelli tutti», rappelle Mgr Gallagher dans cette vidéo.

La condamnation ancienne de l’antisémitisme

Dans son discours, le secrétaire aux Relations avec les États réaffirme «la condamnation de l’antisémitisme sous toutes ses formes», contenue dans Nostra Aetate. Cette condamnation «n’est pas apparue soudainement», explique-t-il, mais elle est «le fruit d’attitudes mûries au cours des années précédentes». Cette idée a été renforcée par la découverte d’une “petite perle” dans les archives de la Secrétairerie d’État. Il s’agit d’une correspondance de 1919 entre le Conseil des rabbins ashkénazes de Jérusalem et le Saint-Siège. Le Conseil y demande l’aide de Benoît XV afin qu’il utilise «toute son influence et sa force spirituelle pour mettre fin aux actes d’intolérance et aux mesures antisémites», dont étaient alors victimes les communautés juives d’Europe orientale.

Ainsi, «déjà en 1919, entre nos murs, circulait la ferme conviction que le principe de fraternité ne pouvait être piétiné par la fureur antisémite et on espérait que le droit à la religion serait respecté», explique Mgr Gallagher. Pour l’archevêque britannique, ce qui a été rapporté est un exemple «d’une goutte d’eau dans l’océan» qui montre clairement que l’on ne peut «tolérer aucune forme d’antisémitisme» et qu’il est nécessaire de travailler pour le contrer.

Il donne aussi l’exemple du nonce apostolique en Hongrie pendant la Seconde Guerre mondiale, Mgr Angelo Rotta (1872-1965), reconnu comme “Juste parmi les Nations” par Yad Vashem pour ses efforts visant à sauver les juifs de l’Holocauste. En tant que doyen du corps diplomatique accrédité à Budapest, il aurait délivré au moins 15 000 passeports, afin de mettre des personnes juives sous la protection du Vatican.

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